Partitions d'Arnaud Dumond - Ensemble et Guitare


Aladin

Miserere

Grande sonnerie
EFFECTIF : pour Ensemble de flûtes (par 3) , 2 Ensemble de guitares par 4 (l’un très facile, l’autre moyen), Trio à cordes, et un Percussionniste (Vibra, Xylo, timbale, wood-bloks). Existe aussi en version Quatuor de guitares ou ensemble de guitares.
DUREE : 6’
DIFFICULTE : 1-3 (de 1 à 5) niveaux de premier, second et troisième cycles
EDITION : ADN
ENREGISTREMENT CD : quatuors de Guitares et ensembles - catégorie ensembles divers
PRESENTATION : écrit pour des élèves de classes de guitare, flûte, cordes, percussions, créé à Evreux au Cadran vers 1988. Citation de l'Art de la Fugue (4) de JS. Bach.

Roman
EFFECTIF : guitare et orchestre à cordes
DUREE : 22’
DIFFICULTE : 4 (de 1 à 5)
EDITION : ADN
ENREGISTREMENT : Pas de deux - catégorie Duos
PRESENTATION : en 3 mouvements : 1. un cri -- 2. une nuit -- 3. un bal
Le petit orchestre à cordes que constitue un sextuor m'a inspiré, tout autant que quelques tableaux d'Edward MUNCH, une musique d'un genre « romantique contemporain » que seules les cordes frottées me semblaient aptes à rendre : une sorte de romantisme exacerbé, aussi bien celui qui sourd des collections de « romans de gares », lieux de nulle part, familiers à ceux qui exercent notre métier, que celui des romans anglais du passé où des amours éperdues toujours se teintent de quelque légère amertume couleur de fin d'été.
D'où le titre 'Roman', composé en trois épisodes comme des nouvelles (short stories) aux titres suffisamment imprécis pour imaginer le pire ou le meilleur, ces deux extrêmes entre lesquels les amants se plaisent à aller et venir malgré eux. Les corps qui se frottent aux cordes, le « sexe » de sextuor, la fragile guitare au milieu, avec ses hanches de cantatrice aphone... autant d'ingrédients pour transfigurer une nuit qui descend ou la promesse d’un nouveau jour...
-- Le premier mouvement, « Un cri », ouvre le drame. Un cri cela se prépare, dans la nuit, ou depuis toute une vie, ainsi que ses répercussions. -- Le second mouvement est une sorte de tango qui, à force de désarticuler les gens, se désarticule lui-même. -- Pour le troisième, l’auteur se réserve un jeu sur de troublantes coïncidences : un sextuor parle avec six personnages, et la guitare avec six cordes. Vingt-quatre cordes d’un côté font encore six de l’autre si l’on additionne deux et quatre de vingt-quatre. On n’en sort pas : la cantatrice peut être aphone, mais elle sait mener son monde ! Pensez : une corde par instrument ! Avec ses airs de ne pas y toucher la guitare se pique de tenir six instruments en laisse, un par corde, une note par instrument. Et gare aux morsures si elle s’avise de les lâcher ! Quoiqu’il en soit la musique se plaît à dépasser ou contredire tous ces scénarios, pour n'en retenir plus qu'un, aussi improbable que pluriel, celui qui se forme dans la tête de l'auditeur : un sens abstrait à partir de sons concrets, et l'emportant sur tout, un sens fait de qualité sonore, d’agencement des lignes, d’harmonie des blocs, dont dépendent larmes et rires. Sept personnages 'à cordes', donc, en quête d'auteur.