Partitions d'Arnaud Dumond - Méthodes de Guitare


Répertoire pédagogique vol 1 - ed. transatlantiques
EFFECTIF : guitare seule
DIFFICULTE : 1-2 (de 1 à 5)
EDITION : EDITIONS MUSICALES TRANSATLANTIQUES
PRESENTATION : Répertoire pédagogique 1 : 130 pièces du débutant à la fin du cycle 1, de toutes époques et styles

Répertoire pédagogique vol 2 - ed. transatlantiques
EFFECTIF : guitare seule
DIFFICULTE : 1-4 (de 1 à 5)
EDITION : EDITIONS MUSICALES TRANSATLANTIQUES
PRESENTATION : Répertoire pédagogique n°2 : 70 duos de différents styles & difficultés, souvent inédits. Ce receuil rencontre intérêt et plaisir parmi les élèves de 1er et 2nd cycle.

Répertoire pédagogique vol 3 - ed. transatlantiques
EFFECTIF : guitare seule
DIFFICULTE : 1-4 (de 1 à 5)
EDITION : EDITIONS MUSICALES TRANSATLANTIQUES
PRESENTATION : Répertoire pédagogique 3 (solos XXe s.)
A.Dumond a rassemblé ici des dizaines de pièces spécialement demandées à des professeurs-guitaristes contemporains à l’intention des élèves ou étudiants guitaristes du débutant au supérieur (mais point d’œuvres insurmontables, loin de là). L’ouvrage se révèle une somme (plus de 45 auteurs) représentative des années 80 guitaristiques acoustiques, tous styles confondus. Un témoignage déjà historique, mais aussi une mine de pièces originales et inédites. Qu’on en juge : Bartoli, Belleto (l’écrivain), de Belleville, Bensa, Bensusan, Bigo, Billet, Patrick Bournet, Chassain, Coing, Mary Criswick, Dadi (+), Delaistier, Dumond, Durand-Hubert, Dyens, Martine France, Marc Franceries, Gavarone, Généraux, Guillot, Haumont, Kilvington (+), Kleynjans, Lajarrige, Large, Leclercq, Lemaigre, Maggio, Maldonado, Miteran, Mortagne, Mourat, Jose-Luis Narvaez, Bernadette Nicolas, Pénicaud, Picard, Piris, Rebours, Renouvin, Reyne, Sadanowsky, Sanchez, Schlosberg, Eric Sidha-Chetty, Urban, Van der Staak.

La guitare - van de velde
EFFECTIF : méthode pour débutants. Quelques duos, trios et quatuors présentés dans le cadre du cursus.
DIFFICULTE : 1 à 2 (de 1 à 5)
EDITION : VAN DE VELDE
PREFACE de l'OUVRAGE :

L'âge des élèves

On sait que la façon d'appréhender la pratique et le savoir diffère selon les âges. L'enfant, ou le pré-adolescent, emploie instinctivement l'imitation, laquelle 'court-circuite' la pensée méthodique. L'affectivité, également, est, et demeure parfois, une 'action cognitive' prioritaire. Le rôle du professeur est alors prépondérant dans la mesure où il sait 'lire' les besoins, les blocages, et surtout l'extraordinaire créativité plus ou moins enfouie chez l'élève. A ce stade, le langage musical (apprentissage des notes, rythmes, et leur relation au corps: doigtés, gestes) trouvera ses réponses à travers l'imitation, l'appropriation et la répétition des bons réflexes. L'exemple du langage, acquis dans sa presque totalité dés l'âge de 3-4 ans, est hautement instructif à cet égard: l'enfant apprend sa langue 1) par nécéssité (plus efficace que les simples cris ou gestes, il parle pour étendre son emprise sur le monde). 2) par jeu et/ou par 'amour': il parle surtout s'il est écouté, mais aussi pour le simple plaisir. Son moyen: l'imitation (il ne peut reproduire que s'il a déjà entendu, y compris à partir de lui-même). Dans l'apprentissage de la guitare nous avons prévu de faire appel à ces 3 ressorts fondamentaux: --- l'amour (l'attitude responsabilisante, le respect par des musiques non infantiles) --- le jeu (la découverte, l'improvisation) --- la nécéssité (l'autonomie).

Nous avons considéré un âge moyen de 12 ans, cad. entre 8 et 14 ans. Mais ce faisant nous n'avons pas du tout exclu de cette méthode les plus jeunes ni les plus âgés. Les plus jeunes parce que nous pensons qu'en matière musicale des illustrations plaisantes et des musiques plus infantiles qu'enfantines ne constituent pas, en soi, une pédagogie. Toute la différence se situant dans la façon de communiquer les bons gestes et l'au-delà des notes. Cette façon ne remets pas en cause, pensons-nous, le choix des musiques ni la progressivité ici proposée. Cette façon est entre les mains du professeur. On écourte naturellement la démarche analytique et intellectuelle chez un enfant de 8-10 ans, au profit d'une exemplarité et d'images stimulantes. Les plus âgés, en revanche, sont structurellement aptes à une méthode, des analyses, une synthèse. Nous souhaitons que notre ouvrage inspire toutes les audaces quant à la souplesse d'approche des différents âges.
Bien que, et sans doute parce que, régulièrement au contact d'élèves de haut niveau, nous voyons ici l'apprentissage des débutants comme un enjeu musical fondamental, associant méthode et mystère, et qui ne se distingue des niveaux supérieurs que par le temps de travail disponible, non par la qualité d'exigence demandée. Entre un grand et un petit cercle il y a une différence de parcours, mais la conception du mouvement est de même qualité. Face aux grandes oeuvres il n'y a pas de petits ou de grands, il y a différentes strates d'interprétation, qui se libèrent selon les âges et les personnes, laissant chacun les interpréter selon ses moyens. C'est dire que chacun reçoit ce qu'il y trouve. Mais il y trouve ce qu'il peut, et ce qu'il veut. Ici est la question: que veut-il, que peut-il ? Et comment le professeur va t'il structurer conjointement ce pouvoir et ce vouloir ? Qu'est-ce qui fait qu'un enfant, ou un adolescent, va donner à son instrument, et à la musique, une part essentielle de lui-même? Un trésor est caché dans la réponse. L'enseignant et l'enseigné y manient des paramètres aussi paradoxaux que la magie et la méthode, le charme et la volonté, la désinvolture et la ténacité.

La démocratisation et la pluralité de la culture ont, en outre, fait apparaître une nécessité qui n'était autrefois que le fait des professeurs d'exception: l'intime rapport existant entre le plaisir d'apprendre et l'efficacité de l'apprentissage. Bref que le plaisir d'apprendre est quelque chose qui se construit. D'autre part ce que l'on appelle aujourd'hui le style 'classique', jadis modèle entre les modèles, n'est plus dominant. Le serait-il encore, il se doit, aujourd'hui, d'être éclectique quant aux langages. Cette caractéristique ne le distingue-t'elle pas d'ailleurs des autres genres musicaux:: cette prétention à représenter, voire synthétiser, tout un passé, une histoire et une évolution.. Tournure d'esprit qu'il doit probablement à l'écriture. C'est pourquoi il faut semer dans le jardin des goûts futurs comme ceux du passé, sans cesser d'être exigeant quant aux gestes de base, qu'il s'agit de retrouver au profond de la nature de chacun, et quant à l'éveil du désir d'un son de qualité, c.a.d. représentatif d'une individualité, davantage que d'une beauté convenue. . Des auteurs aussi éminents que Bach, Chopin, Bartok, Sor, Villa-Lobos ou Brouwer, entre autres, toujours soucieux de pédagogie au-delà de leur propres oeuvres, et quelles oeuvres!, n'ont cessé de nous conforter dans cette direction.

La guitare est sans doute l'instrument symbole de notre entre-deux siècles. Elle s'est prêtée aux énormes manifestations musicales à tendance libertaire, dont Jimmy Hendrix, les Stones et les Beatles furent un temps les 'guitar heroes' tutélaires, mais aussi bien à la poésie populaire, dont Brassens, Bob Dylan ou Vissotsky restent les repères inégalés. Les guitares électrique ou électroacoustique se sont imposées royalement, via la musique rock, pendant que, dans leur ombre, la guitare jazz, continue de songer l'avenir. La guitare dite 'classique', qui nous occupe ici, demeure une référence incontournable, parc qu'elle a prétention à assumer à la fois les très riches heures du passé et l'avenir d'un présent fourmillant.

Ce premier volume est destiné à prendre possession à la fois de la guitare et des gestes fondamentaux 'naturels', à partir desquels la musique, via tout instrument, se structure dans notre subconscient. Mettre en place, en tête et en doigts, les notions de découverte, de toucher, de sonorité, d'alternance et de simultanéité, de coordination, de pulsion qui, sans être encore du 'domaine réservé' de la notation solfégique, n'en sont pas moins fondateurs pour la suite. Cette prise de possession est fondée sur un goût musical que nous souhaitons réveiller et nourrir. Nous avons inclus très tôt la pratique de durées de son différentes: point d'orgue, staccato, legato, comme autant de repères pour aider l'élève à évaluer de lui-même sa propre production sonore. Entendre et savoir interrompre une note c'est avoir une meilleure compréhension du legato, par opposition. De même, des rythmes peu usités par les débutants interviennent ici assez tôt: nous comptons sur un entraînement mimétique afin que l'élève retienne et exécute sans problèmes des figures rythmiques qui deviendront repères, à l'instar de tout enfant usant quotidiennement de structures de langage complexes qu'il définira plus tard. C'est pourquoi nous n'avons pas jugé utile ici de donner des leçons de solfège. Pour ce premier volume c'est le naturel des positions digitales qui a dicté la priorité dans l'ordre d'apparition des notes. Les musiques ont été choisies dans cet objectif de progressivité manuelle et mentale, tout en tirant partie des moindres occasions artistiques émanant de cette volontaire limitation. Ainsi ne trouvera-t'on qu'assez tard l'emploi de l'écart de 4 cases, de même que celui du 3è ou 4è doigt (au choix du professeur) qui nous paraît déséquilibrer l'assise naturelle de la main gauche dans les débuts (surtout lorsque le capodastre n'est pas employé). Cependant rien n'empêchera le professeur de l'utiliser plus tôt: le plan général de l'ouvrage n'en souffrirait nullement. Nous exprimons seulement l'hypothèse que certains gestes trop précoces, tels l'écart du 3è doigt, le barré, les liés, semblent à l'origine de bien des déboires futurs de la main, et donc de l'aisance future. De même avons-nous recommandé la pose des doigts de la Main Droite sur les cordes quand le pouce travaille (et vice et versa) au lieu de les savoir en l'air, certes, mais crispés. Car il s'agit bien ici de préparer les mains, non de les 'dresser' coûte que coûte.

Le 2nd volume visera à consolider ces réflexes acquis et à repousser quelque peu les 'frontières physiques naturelles' des doigts. C'est justement le souci de rester dans le champ de ces dernières qui nous a amené à 'réveiller' puis à utiliser les gestes quotidiens de la main, retrouvant cela chez Chopin, parmi d'autres, qui constatait que 'asseoir' les positions et les mouvements les plus naturels était la garantie de progrès incessants et profonds. Pour notre part, lorsque nous désirions nous rendre compte d'une difficulté qu'une longue expérience digitale nous interdisait d'éprouver 'naïvement', bien que nous la pussions concevoir intellectuellement, nous nous sommes astreint à l'expérimenter sur une guitare de gaucher, mains inversées: cette pratique, qui remet le professeur à l'état de débutant 'éclairé', est à la source de découvertes pédagogiques continuelles. En se retournant vers la 'préhistoire' de ses mains, le professeur redécouvre, pour le débusquer, ce qui brouille et court-circuite l'intention musculaire d'une main non éveillée . Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mains ont une façon à elles de 'lire un geste'et de l'exécuter, qu'il s'agit de trouver, ou de retrouver. Ces quelques priorités peuvent se démarquer d'autres options pédagogiques tout aussi légitimes. Mais nous avons fait en sorte que l'abondance ordonnée du livre, et sa scrupuleuse progressivité, donne au professeur tout loisir d'en user à sa guise. Afin ne pas perdre de vue l'essentiel: l'acquisition de gestes, d'habitudes de travail, d'un comportement artistique, d'un large répertoire (plus 'généraliste' que guitaristique, pour ce 1er volume), propres à assurer des bases que nous espérons solides, complètes et stimulatrices d'appétit. Après quoi tout est possible, et dans toutes les directions . A nombre d'exercices ou musiques nous avons ajouté, ou conservé, une 2nde ou 3è voix qui, sans gêner la pratique en solo, donnent l'occasion d'une double exploration technique et musicale à partir d'un même morceau, sans compter l'inestimable bénéfice de la musique à plusieurs qu'elles offriront. Nous avons puisé au fond populaire européen, dont français, irlandais, breton, mais aussi mondial. Ces mélodies ont un double mérite: la simplicité et le charme, qualités éminemment pédagogiques. Les mélodies 'éternelles' nous ont semblé devoir prévaloir sur toutes Etudes musicalement plus neutres.
Rappelons à ce propos les mots de Béla BARTOK, que le respect et la confiance envers la jeunesse animèrent sa vie durant: 'Je considère les mélodies populaires comme un véritable modèle de perfection artistique... comme des chefs d’œuvre en miniature, au même titre que le sont, dans le domaine des formes plus importantes, une fugue de Bach ou une sonate de Mozart. Ces mélodies peuvent être proposées aux apprentis comme des exemples pour la qualité et la densité sans égales de leur pensée musicale, qui s'exprime sans détail superflu.'

'Les techniques pianistiques' de Gerd Kaemper, aux Editions Leduc, nous furent également une mine de confirmations, ou de découvertes, qui n'ont cessé de nous accompagner durant toutes ces 'années pédagogiques'.

Cadre et Objectifs
Nous souhaitons que cette Méthode laisse toute latitude au professeur pour déterminer sa propre route dans l'agencement des différents chapitres qui la composent: chaque pédagogie guitaristique a son idée sur la façon d'accorder la priorité à telle ou telle technique (commencer par buté ou pincé, etc.) ou sujet musical avant d'aborder la suivante. A cet effet nous avons fait en sorte que le plan de l'ouvrage permette une vue rapide de l'ensemble (permettant des interversions au besoin) pour servir au mieux la pédagogie de chacun. L'essentiel pour nous était que chaque chapitre fut irréprochable en matière de progressivité, de méthode et de musicalité.